Street art : L'art urbain dans nos villages

L'art dans les rues

Longtemps mal considérés voire interdits, les graffitis d'antan ont été progressivement remplacés par le  Street Art, art urbain moderne,  réalisé par des artistes professionnels sur commandes de collectivités locales. En voici quelques exemples dans les petites communes du 77 sud.

 

Les fresques de nos villages sont le plus souvent de taille modeste, comme celles qui habillent les postes ERDF. Leur premier objectif était de cacher les disgrâces de certaines constructions, et, chemin faisant, le street art s'est immiscé dans la vie des villages.

L'âne, poste ERDF, Noisy-sur-Ecole,   photo C.B

Protéger durablement

Le street art intervient non seulement pour embellir une surface, mais aussi pour la protéger des dégradations futures. Selon Christian Bournery, maire de Noisy-sur-Ecole, un vrai tagueur ne recouvre pas la création d’un autre et « ce qui est beau est respecté ». A ce jour, « le village ne compte qu’une seule dégradation de street art en 10 ans« , affirme-t-il.

Raconter l'histoire

Le street art est aussi une façon de raconter l’histoire du territoire dans les rues . Par exemple, la fresque "La Paysanne", réalisée à Noisy-sur-Ecole en 2015, est un hommage rendu à une habitante, et l'évocation d'une ruralité ancienne que les enfants peuvent découvrir en passant.

La paysanne, poste ERDF, Noisy-sur-Ecole   photo C.B

 

Intégrer la construction au paysage

Pour certaines constructions laides, isolées en pleine nature, comme le sont beaucoup de châteaux d’eau, il s’agit de masquer les disgrâces en harmonisant le dessin et les couleurs avec l’environnement. A Noisy-sur-Ecole, la décoration des deux châteaux d’eau jumeaux se confond avec les nuages dans le ciel et l’herbe haute sur la terre.

 

Les châteaux d'eau, Noisy-sur-Ecole               photo C.B

 

L’humour avec l’art du trompe-l’œil

Les trompe-l’œil ornant les transfos sont parfois prétexte à des clins d’œil malicieux. A Bagneaux-sur-Loing, un incident « diplomatique » a failli être créé avec le responsable d’ERDF. Ce dernier a fait mine de croire que la municipalité avait installé une roue de moulin à eau contre la paroi du transformateur. « EDF autorise la décoration des parois, mais pas l’ajout de quelque chose d’extérieur« , devait-il écrire au maire Claude Jamet.

La roue, poste ERDF, Bagneaux-sur Loing    photo C.B

 

Le plaisir esthétique

Certains trompe-l’œil sont saisissants de beauté dans leur complexité et la finesse de leurs détails. Ils existent d'abord en tant qu’œuvre d'art à contempler pour le plaisir.

 

 

 

 

 

 

Le Balnéolitain,poste ERDF,  Bagneaux-sur-Loing               photo C.B

 

L'invitation au rêve

 

Créez votre propre site internet avec Webador